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Tarifs douaniers à 50%: le vrai test commence maintenant

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24.08.2026

EXPERT INVITÉ. Sauf si vous étiez caché sous une roche, vous savez que les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis viennent de heurter un mur.

Après des semaines de discussions intensives, Mark Carney a suspendu les négociations, affirmant que les dernières demandes américaines étaient injustes, non économiques et remettaient en question la fiabilité même d’une éventuelle entente. Quelques heures plus tard, les nouveaux droits de douane américains de 50% entraient en vigueur sur une série de produits canadiens. Ottawa a annoncé une riposte équivalente qui entrera en vigueur le 8 septembre.

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Cette fois, nous avons dépassé le stade des menaces et de l’incertitude qui plane au-dessus des entreprises. Les droits de douane sont là, des contrats commencent déjà à être perdus, et, pour plusieurs entrepreneurs, les décisions difficiles ne pourront plus être repoussées en espérant une entente de dernière minute.

La facture vient d’arriver

C’est précisément maintenant que notre réaction devient déterminante. Le pire réflexe serait de nous placer collectivement en mode attente, en espérant qu’un autre gouvernement, une prochaine ronde de négociations ou un changement politique aux États-Unis finisse par nous ramener à la situation d’avant.

Parce que cette situation d’avant était peut-être justement une partie du problème.

Nous étions confortables. Trop confortables. Et le confort économique, comme en entreprise, finit parfois par masquer des vulnérabilités qu’on ne découvre réellement que lorsqu’il est trop tard pour les ignorer.

Le réveil n’est plus Trump

Soyons francs: le réveille-matin sonne depuis un bon moment. Depuis son arrivée, Donald Trump impose, retire ou menace d’imposer différents tarifs au Canada. Nos gouvernements négocient, nos dirigeants parlent de diversification et tout le monde sait maintenant que la relation économique nord-américaine a profondément changé.

Ce qui vient de se produire devrait surtout mettre fin à une illusion: celle qu’en étant suffisamment patient, tout finira par revenir comme avant.

Peut-être qu’une entente sera conclue dans quelques semaines ou quelques mois. Je l’espère sincèrement. Mais bâtir notre stratégie économique en attendant ce moment serait une erreur. Le problème n’est plus seulement de traverser cette crise commerciale. Il est de corriger les vulnérabilités qu’elle expose depuis maintenant trop longtemps.

Et la plus importante d’entre elles est probablement notre dépendance.

En 2024, 75,9% des exportations canadiennes de marchandises étaient destinées aux États-Unis. Si je présentais à mon........

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