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Comment le tricot m’a aidée à mettre de l’ordre dans mes pensées

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16.02.2019

Pendant des années, j'ai cru que celles et ceux qui aimaient créer des vêtements compliqués en n'utilisant rien d'autre que des aiguilles et de la laine devaient être dotés d'une patience infinie. J'admirais l'apparente aisance des tricoteuses talentueuses de ma famille, mais je n'ai jamais été moi-même tentée d'essayer.

Ma mère et mes tantes sont des expertes du tricot. Les souvenirs des hivers de mon enfance sont remplis de discussions sur la laine, les aiguilles et les patrons de tricot. Chaque mois de novembre, lorsque la température commençait à baisser à Jaipur, où nous habitions, les aiguilles et les pelotes de laine refaisaient surface et ma mère et ma tante s'installaient confortablement pour des conversations rythmées par le cliquetis des aiguilles.

J'étais heureuse de faire admirer mes nouveaux pulls et mes jolis bonnets, mais je n'ai jamais été tentée de les fabriquer moi-même. Le jargon du tricot –maille coulée, maille glissée, surjet simple– résonnait comme du chinois. La logique du montage de mailles m'échappait totalement.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Et puis, en quatrième, j'ai été forcée de suivre des cours de tricot à l'école. Notre projet obligatoire était de tricoter un ensemble pour bébé comprenant un petit gilet, un bonnet et des chaussettes. Alors que ma professeure essayait tant bien que mal d'enseigner le tricot à des........

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