We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close
Aa Aa Aa
- A +

Travailler plus sans toucher aux vaches sacrées françaises, c’est possible. Et ce sont les partenaires sociaux qui soufflent les solutions à Macron

7 7 0
23.04.2019

Emmanuel Macron a dans l’idée depuis qu’il a été élu président de la République, d’allonger la durée du travail afin de réduire le déficit de compétitivité de notre système économique. Il a donc suggéré d’étudier la suppression des 35 heures hebdomadaires, il a aussi ouvert un chantier sur les retraites pour reculer l’âge légal de départ au-delà des 62 ans. Il serait près de reprendre à son compte le projet de supprimer un jour férié afin de financer la dépendance, comme on avait autrefois supprimé le lundi de Pentecôte pour financer la solidarité.

Tous les avocats de l’allongement de la durée du travail lui ont sans doute expliqué que le principal avantage serait d’augmenter le montant global de la production, les salaires et par conséquent les recettes de cotisations sociales. Mécaniquement, c’est en réalité vrai. Du moins en théorie. L’argument est d’autant plus fort que nous sommes un des pays du monde occidental à avoir la durée du travail hebdomadaire la plus faible. « On travaille beaucoup mais dans un espace de temps assez bref» disent-ils.

On est aussi le pays où les jours de congés payés sont les plus nombreux ; entre 4 et 6 semaines. On est enfin le pays où le nombre de jours fériés est le plus grand. Ne parlons pas de l’âge légal de départ à la retraite, nous sommes les mieux lotis.

Cela dit, toucher aux 35 heures, tous les gouvernements y ont renoncés. Toucher aux jours fériés, Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin s’y étaient essayés sans grand succès. Quant à........

© atlantico