"La dissidence, en 2026, ce n'est pas le discours négatif sur la maternité mais la joie d'être mère"
Depuis le récent rapport de l’INSEE, les médias ont décortiqué la crise de la natalité. Couple, logement, perspectives économiques, politiques, écologiques, anxiété : tous les facteurs ont été détaillés. Une lame de fond plus sourde, moins dicible, est aussi à l’œuvre depuis une petite décennie : faire des enfants ne rime plus avec accomplissement, ne résonne plus comme bonheur ; faire des enfants fait même peur. Et si l’on remettait de la joie dans tout cela ?
On a promu l’individualisme, porté aux nues la réussite professionnelle, comme le fait de n’avoir besoin de personne d’autre que soi pour être bien… avec soi-même. Du développement personnel jusqu’aux plateaux médiatiques, on a vilipendé les injonctions poussant à la vie de famille, les réduisant à de pures constructions, à des normes à dépasser. Les livres, les émissions et les articles de presse sur la solitude appréciée ou recherchée, ont rejoint ces dernières années ceux sur la place inédite des animaux de compagnie, parlant de « pet parenting » ou de « faire famille »........
