PLQ: faire de l’État québécois le meilleur client pour les entreprises
EXPERT INVITÉ. La campagne électorale qui nous mènera à la venue d’un nouveau gouvernement le 5 octobre prochain est lancée, et vous pourrez lire dans ces lignes les positions des cinq principaux partis pour l’entrepreneuriat tech.
Plongeons dans les propositions économiques du Parti libéral du Québec (PLQ), tirées d’une conversation que j’ai eue à l’aube du déclenchement des élections avec Charles Milliard, chef du parti et candidat dans Orford.
Un État qui soutient le démarrage et qui propulse la croissance
Selon Charles Milliard, le rôle clé du gouvernement pour les entreprises innovantes, c’est d’être un bon client, et parfois le premier, pour propulser leur croissance ici comme à l’international. Quatre mesures visent à y arriver, toutes pensées pour bâtir la tolérance de l’État au risque.
D’abord, aussi technique que ça puisse sembler, l’État réglerait ses factures en 30 jours, comme dans le secteur privé. Selon Milliard, c’est la mesure la plus immédiatement utile de la plateforme, pour éviter que les PME pigent dans leur marge de crédit uniquement parce que le chèque du gouvernement tarde.
Puis, pour donner une vraie chance aux jeunes entreprises technologiques, un gouvernement libéral multiplierait les vitrines d’innovation à travers l’appareil gouvernemental. Ce concept, qui existe déjà en santé, vise à éviter ce qu’il appelle l’effet Céline Dion, soit que des innovations québécoises réussissent ailleurs avant........
