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Ne retenez pas votre souffle (bis)

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05.03.2026

Quelqu’un a merdé dans le dossier de la transaction qui aurait pu envoyer Colton Parayko des Blues de St.Louis aux Sabres de Buffalo. Car ni l’une ni l’autre des deux équipes n’avaient confirmé la nouvelle lorsqu’elle a coulé dans les médias.

Elles attendaient de savoir si le vétéran défenseur accepterait de lever la clause de non-mouvement attachée à son contrat.

Finalement, Parayko a dit non.

Il n’en fallait pas plus pour les rumeurs commencent à circuler sur son avenir avec les Blues. Et, comme d’habitude, certains se sont encore mis à rêver à Montréal.

Des pour et des contres

Est-ce possible que le Canadien soit à la poursuite de Parayko ?

L’exercice demanderait une grande gymnastique pour rencontrer les normes du plafond salarial. Le contrat de Parayko est encore valide pour les quatre prochaines saisons à raison d’un salaire annuel moyen de 6,5 millions.

Or, selon les données de PuckPedia, le Canadien n’est qu’à 1 455 650 $ sous le plafond salarial.

Parayko serait-il un bon atout pour le Tricolore ?

Ça dépend à qui on pose la question.

Les observateurs les moins entichés l’ont trouvé lent au tournoi olympique. Il n’est pas particulièrement rugueux non plus pour un défenseur faisant six pieds six pouces et 230 livres.

Cela dit, Montréal ne serait pas sur la liste des destinations où Parayko aimerait aboutir. Il voudrait rester dans l’Association de l’ouest et aurait un penchant pour la Californie.

Dobes bousculé à qui mieux mieux

Mais ça n’arrange pas les besoins du Canadien.

Martin St-Louis serait content d’accueillir défenseur droitier capable d’imposer une présence physique en zone défensive.

Mardi soir, à San Jose, Jakub Dobes s’est fait malmener rondement par les patineurs des Sharks. Les équipes adverses foncent impunément vers le filet du Canadien.

C’est une véritable passoire.

À cet égard, j’ai bien aimé le commentaire de Mathieu Chouinard, ancien gardien devenu commentateur à TVA Sports, qui a mis en cause le travail des défenseurs.

S’il est vrai que Samuel Montembeault et Dobes ont leurs fautes, ils n’ont pas à porter tout le blâme, comme l’a souligné Mathieu.

C’est mon collègue Jonathan Bernier qui écrivait dans notre édition de jeudi que la culture d’équipe qui existe actuellement chez le Canadien est un legs laissé par Shea Weber.

Mais les joueurs qui ont joué avec Weber, peu importe leur position, auraient dû retenir aussi que leur capitaine ne faisait pas de cadeau aux joueurs adverses qui prenaient leur aise devant le filet.

Les adversaires trop entreprenants savaient qu’il s’exposait à des coups dans les flancs quand Weber était sur la glace. Ils s’en méfiaient.

Aucun joueur de la formation actuelle du Tricolore n’est animé de cette force intimidante. Il y a bien Arber Xkekaj qui peut en imposer, mais il est peu utilisé.

Il serait pourtant un bon allié pour Alexandre Carrier et ses autres coéquipiers de petit gabarit.

Ça prend un shérif, c’est le hockey le veut ainsi.

En terminant, Martin St-Louis a décidé de retourner Juraj Slafkovsky avec Nick Suzuki et Cole Caufield et Alex Newhook au côté d’Oliver Kapanen et Ivan Demidov.

Ça devrait fonctionner.

La recette a été éprouvée avant que Newhook ne soit blessé.


© TVA Sports