Ces prétendants qu’on n’attendait plus
Avez-vous remarqué qui est en tête de la division Atlantique dans la LNH ? Les Sabres de Buffalo qui ont vaincu le Lightning de Tampa Bay, dimanche, dans un match complètement fou ponctué d’une quinzaine de buts et de 102 minutes de pénalité.
Les Sabres qui ont raté les séries au cours des 14 dernières saisons et dont le dernier championnat de division remonte à la saison 2009-2010.
Les Sabres dont on se moquait aux moindres déboires. Les Sabres qui tiraient toujours de la patte malgré l’obtention d’une dizaine choix au repêchage consécutifs dans le top-10, entre 2013 et 2022.
Les Sabres, ces prétendants qu’on n’attendaient plus.
Mais c’est enfin terminé, tout ça.
En feu depuis la mi-décembre
Depuis qu’ils ont atteint le cap de ,500, le 14 décembre dernier, les Sabres présentent la meilleure fiche de la Ligue nationale avec 26 victoires, cinq défaites seulement en temps régulier et deux revers en bris d’égalité.
Voici d’ailleurs les cinq équipes montrant totalisant le plus de points au cours de cette période :
1 – Buffalo 33 26 5 2 54
2 – Caroline 32 20 8 4 44
3 – Minnesota 32 19 7 6 44
4 – Tampa Bay 30 21 8 9 43
5 – Colorado 30 20 8 2 42
Le Canadien (31-18-7-6), avec un match de plus de jouer que l’Avalanche, et les Penguins (33-18-9-6), avec trois rencontres de plus, ont récolté 42 points aussi.
Bizarrement, les Sabres venaient de remporter trois victoires consécutives lorsqu’ils ont démis Kevyn Adams des fonctions de directeur général, qu’il occupait depuis six ans.
La séquence victorieuse s’est prolongée à neuf avec l’arrivée de Jarmo Kekalainen comme DG suivie de celle, six jours plus tard, de son adjoint Marc Bergevin.
C’est plate pour Adams.
Les Sabres amorçaient peut-être le virage tant attendu lors de son congédiement.
Finie l’ambiance défaitiste
Aujourd’hui, ce sont Kekalainen et Bergevin qui reçoivent les éloges pour cette métamorphose.
Chose certaine, ils en méritent une partie.
Les deux hommes ont promis à leur arrivée dans l’organisation de balayer l’atmosphère défaitiste qui sévissait dans le vestiaire.
Chose due, chose faite.
Ça va peut-être valoir une promotion à Bergevin que l’on dit être sur la liste des candidats pour le poste de directeur général des Predators de Nashville. S’il est l’homme des Predators, les Sabres vont peut-être lui demander d’attandre à la fin de saison pour changer d’adresse.
Bâtis pour aller à la guerre
Cela dit, les succès des Sabres ne sont pas le résultat d’un concours de circonstances fortuit.
Les forces sont bien équilibrées.
Le défenseur Rasmus Dahlin, premier choix au repêchage de la LNH en 2018, assume bien son leadership, à titre de capitaine.
Le colosse joueur de centre Tage Thompson, acquis des Blues dans la transaction qui avait envoyé Ryan O’Reilly à St.Louis en 2019, est capable de faire beaucoup de choses sur la patinoire.
L’ailier droit Alex Tuch, lui aussi une armoire à glace obtenu dans le méga échange qui avait vu Jack Eichel mettre les voiles pour Las Vegas, apporte aussi une contribution offensive appréciable.
À la défense, les membres des deux premiers duos, Rasmus Dahlin (6 pi. 3 po. 204 lbs), Mattias Samuelsson (6 pi. 4 po. 209 lbs), Owen Power (6 pi. 6 po. 226 lbs) et Byron Byram (6 pi. 1 po. 229) font six pieds un pouce et plus et pèsent 204 livres et plus.
En somme, on parle d’une équipe bien bâtie physiquement qui ne sera pas facile à affronter dans les séries éliminatoires.
Devant le filet, Alex Lyon et Ukko-Pekka Luukkonen, sans être des gardiens élites, tirent bien leur épingle du jeu.
La renaissance des Sabres est positive aussi pour la ville. Buffalo est une bonne ville de hockey qui a souvent offert de bonnes saisons à ses partisans. J’ai vu des matchs épiques au vieil Auditorium, les vendredis soir.
Le jeu était rapide et robuste, les deux clubs ne se faisaient pas de cadeau.
La Coupe Stanley va peut-être finir par débarquer une première fois à Buffalo dans un proche avenir.
