Entreprises familiales : les salariés actionnaires, un levier sous‑estimé
Les entreprises familiales sont moins enclines que d’autres à ouvrir leur capital à leurs salariés. Pourtant, cette pratique pourrait être positive à plus d’un titre. Outre l’intérêt financier, cela peut être un moyen de prouver certains des atouts mis en avant dans le recrutement.
Les entreprises familiales cultivent une image de stabilité et de vision à long terme. Mais elles traînent aussi une réputation plus ambivalente, celle d’organisations certes performantes, mais peu ouvertes en matière de gouvernance. Cette prudence interroge.
Une étude récente apporte un éclairage nouveau. À partir d’un échantillon de grandes entreprises françaises cotées (SBF 120) sur près de vingt ans (2002-2020), elle montre que les entreprises familiales sont moins enclines que les autres à ouvrir leur capital aux salariés, et plus encore à intégrer des salariés actionnaires dans leurs conseils d’administration.
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Une méfiance compréhensible…
Cette réticence peut se comprendre. Dans les entreprises familiales, le pouvoir est souvent concentré entre les mains d’un actionnaire ou d’un groupe familial. Si cette configuration favorise la cohérence, elle renforce la volonté de préserver le contrôle.
Dans ce contexte, l’entrée de salariés actionnaires au conseil d’administration peut être perçue comme une source de complexité. Elle peut........
