Et si le Vatican devenait un « membre associé » de l’UE…
À Strasbourg, en conclusion de son discours sur l’état de l’Union, Ursula von der Leyen a proposé au Canada de devenir le premier « membre associé » de l’Union européenne. Nul ne sait, à l’heure actuelle, ce que l’expression recouvrait. Pour une bonne raison : les traités n’ont rien prévu de tel. On est membre ou on ne l’est pas. Le reste relève de la poésie diplomatique.
Mais ne soyons pas trop dur avec Mme von der Leyen. Elle entrouvre une porte, osons la pousser. Si l’Union européenne veut rapprocher d’elle un pays situé à 3 800 km du Havre, de l’autre côté de l’Atlantique, la question se pose : pourquoi s’arrêter au Canada ? Il existe un micro-État de 44 hectares qui infuse les valeurs européennes depuis vingt siècles et qui n’a même pas besoin de traverser l’océan. J’ai nommé le Vatican.
À Metz, ce lundi, le Souverain Pontife a rappelé ce que l’Europe doit à Saint-Benoît : les soins aux pauvres, aux malades et aux vieillards, l’école et l’université, l’hôpital et la médecine, l’art de bâtir et l’ingénierie, les sciences, jusqu’au droit et à l’organisation des........
