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Éditorial | Déni de responsabilité

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23.04.2026

Il n’y a pas de manière plus délicate de le dire : plus le monde brûle, plus nos gouvernements détournent le regard. Chaque Jour de la Terre qui passe, le constat sur l’état de la planète s’enfièvre. La science ne nous dit plus « Attention ! » du bout des lèvres ; elle clame plutôt « Ça y est, nous y voilà ! », tentant de convaincre les autorités du monde entier de l’urgence d’agir. Mais même si la crise s’intensifie, la réponse politique s’amenuise, et prend la forme d’un formidable déni de responsabilité à l’endroit des générations futures.

Les faits ne sont pas des plus rassurants. Même si l’envie est forte de sauter par-dessus les constats alarmants, un bain de lucidité constitue le meilleur prélude à l’action. 2026 pourrait être une nouvelle année de chaleur record dans le monde. Le rapport 2025 du Lancet Countdown conclut que 12 des 20 indicateurs des répercussions du réchauffement climatique sur la santé qu’il surveille ont atteint des niveaux records. Ainsi, la mortalité attribuable à la chaleur a bondi de 63 % depuis les années 1990, faisant en moyenne 546 000 morts par année dans le monde.

Les événements météorologiques extrêmes se multiplient, et le Québec n’y échappe pas le moins du monde. Ils gagnent d’ailleurs tous en intensité avec le........

© Le Devoir