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Dur, dur d’être un allié

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09.10.2026

Demandez-le à votre ami œnophile qui n’est pas prétentieux et il vous le dira : l’hypervigilance à laquelle on s’astreint quand on veut décrire un vin qu’on goûte mine le plaisir qui devrait normalement y être associé. C’est plus vrai que jamais quand on prend part à un débat sur un enjeu délicat comme la santé mentale. À trop craindre les faux pas, on risque de ne plus s’exprimer franchement.

L’hypervigilance n’est qu’une exigence parmi plusieurs autres, qui marquent trop souvent les débats entourant les communautés historiquement marginalisées. Pour soutenir ces communautés, on demandera aux personnes détenant des privilèges comme moi de devenir des « alliés », c’est-à-dire de faire front commun avec les personnes qui cherchent à s’émanciper. Mais la solidarité ne suffit plus de nos jours. On attend aussi un engagement actif qui suppose de « s’éduquer ».

Trois éléments font obstacle à une telle solidarité.

Des messages caractérisés par des désaccords. On demande aux alliés de porter un message fort. Or, en santé mentale, comme pour nombre d’enjeux, on est plutôt en présence de débats complexes difficiles à relayer. Par exemple, certains individus se définissent comme........

© Le Devoir