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Trois morts sur un bateau de croisière : ce qu’on sait du hantavirus andin

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07.05.2026

Le bateau MV Hondius, foyer du hantavirus qui a causé la mort de trois passagers et en a infecté au moins cinq autres, a quitté le Cap-Vert mercredi et est attendu samedi à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, d’où l’évacuation des passagers, dont des Canadiens, devrait débuter lundi.

C’est le virus des Andes qui est ici en cause, le seul du groupe des hantavirus transmissible entre humains, notamment par des gouttelettes de salive et par l’urine.

Il est peu probable que la première personne contaminée par ce hantavirus l’ait été à bord du MV Hondius ni au cours d’une escale. Le temps d’incubation pointe vers une contamination survenue avant le départ d’Ushuaïa, dans le sud de l’Argentine, au début du mois d’avril. Plusieurs des passagers de la croisière ont voyagé en Argentine et au Chili, où le virus est endémique.

Le risque présenté par ce hantavirus est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui balaie toute similitude avec la pandémie de Covid-19.

Mais que sait-on de ce hantavirus ? Nous avons joint le professeur Benoît Barbeau du département des sciences biologiques de l’UQAM, expert en virologie, dont les recherches portent sur les rétrovirus humains et les coronavirus.

The Conversation Canada : À quoi avons-nous affaire avec l’hantavirus andin ?

Dr Benoît Barbeau : Il fait partie d’un groupe de virus regroupé sous le genre orthohantavirus. Le type andin peut occasionnellement être transmis à l’humain par des........

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