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Ode à ces monuments pas monumentaux qui nous touchent, par Jakuta Alikavazovic

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Ce 18 avril, comme tous les 18 avril depuis 1982, c’est la journée internationale des monuments et des sites. Cette année, sans surprise, elle est dédiée aux «interventions d’urgence pour le patrimoine vivant dans des contextes de conflits et catastrophes». Elle est belle, l’idée que le patrimoine «vit» parmi nous. Qu’il est matériel, bien sûr, mais pas seulement. Qu’il concerne autant notre population d’insectes que les constructions humaines. Et je l’avoue, le monument n’a jamais été ma forme de commémoration préférée. Le monument signale la puissance passée, son souhait ou son délire d’éternité. Lorsqu’il s’agit d’un monument aux morts, le message est ambigu. Souvenez-vous d’eux ici, maintenant. Pourquoi ? Pour ne pas avoir à penser à eux partout, tout le temps ? Le monument serait comme une zone de mémoire bien signalée, bien délimitée, pour nous permettre de nous laisser aller à l’amnésie le reste du temps. Cela étant, des monuments sans monumentalité existent : je pense aux Stolpersteine de l’artiste Gunter Demnig – ces «pierres d’achoppement», pavés de métal portant le nom de déportés et installés devant leur dernière adresse connue.

Des monuments qui ne sont pas monumentaux, donc, pour que les passants trébuchent «avec leur conscience et leur cœur sur les p

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