menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Cédric Sapin-Defour, auteur : «Le plus flatteur serait de partir, mais je décide de rester chez Stock»

8 0
yesterday

Depuis le 14 avril, on me pose la question. Comme si elle ne datait que de ce jour funeste.

«Mes» deux derniers livres ont paru chez Stock et au Livre de poche, deux maisons du groupe Hachette, donc de monsieur Bolloré puisque c’est de lui qu’on parle.

Mais moi, je ne travaille pas avec ce monsieur, pas plus qu’avec ses sbires, j’en serais incapable. Ecrire est une chose trop précieuse pour ne pas l’envisager entre gens de confiance. Je travaille avec une maison. Je travaille avec une équipe d’une vingtaine de personnes dont je connais chaque prénom, un peu leurs vies, que j’embrasse pour saluer, avec qui il me plaît de boire un café ou un verre de vin, avec qui j’espère, avec qui je doute, avec qui je suis heureux ou triste, à qui hors de l’édition je demande des nouvelles, avec qui nous partageons le goût de cet objet très haut placé dans notre vision du monde : le livre. Et sans eux, il n’y en aurait pas.

Quand vous êtes écrivain, la chaîne de l’édition n’est pas un concept mais une réalité. Je les côtoie assez (mais un seul regard aurait suffi) pour savoir qu’ils sont moins des petits soldats que des résistants aux dérives idéologiques. Au sein (et pas au-dessus) de cette équipe, il y a Manuel Carcassonne. Son métier : éditeur. Son quotidien : éditeur. Notre Nora. Nous travaillons sur les textes, sans complaisance mais exigence, jusqu’aux points-virgules. Il se tient derrière nous, les auteurs, lors des festivals, il fait le tour de France des librairies, il nous accompagne

Cédric Sapin-Defour, auteur : «Le plus flatteur serait de partir, mais je décide de rester chez Stock»

Prostitution : la France doit poursuivre son engagement abolitionniste

Soutenir Michelle Bachelet à la tête de l’ONU, c’est redonner toute sa place au multilatéralisme

Michaël Levinas : «Olivier Nora, qui a publié les inédits de mon père, c’est la confiance inconditionnelle en la notion d’œuvre»


© Libération