La gouvernance souverainiste
Mardi, à la table éditoriale du Devoir, Paul St-Pierre Plamondon a déclaré qu’il consacrerait les 100 premiers jours de son gouvernement à « réparer une tuyauterie qui coule abondamment », autrement dit aux choses les plus urgentes — et il n’en manque pas.
Il y aura au moins une exception, à moins que le chef péquiste ne la considère comme une urgence : l’abolition de la monarchie au Québec. Au premier jour de la nouvelle législature, la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, sera priée de ne pas prononcer son traditionnel discours d’ouverture. Un projet de loi suivra pour supprimer son poste.
Cela n’a rien d’étonnant en soi : le 8 décembre 2023, les 100 députés présents à l’Assemblée nationale, y compris ceux du Parti libéral du Québec (PLQ), avaient adopté à l’unanimité une motion à cet effet présentée par l’actuel co-porte-parole de Québec solidaire, Sol Zanetti.
Déjà, en 2021, François Legault s’était engagé à abolir le poste, comme cela était prévu dans le « Nouveau projet pour les nationalistes du Québec », présenté par la Coalition avenir Québec en 2015, mais il avait finalement décidé, comme pour la réforme du mode de scrutin, qu’il y avait d’autres priorités.
Le chef du PLQ, Charles Milliard, a aussitôt salué le retour du « bon vieux Paul St-Pierre Plamondon », « belliqueux et chicanier », qui avait disparu depuis le début de la campagne électorale. Il n’a cependant pas dit que son parti........
