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Éditorial | Mark Carney, le banquier vert de l’or noir

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13.05.2026

Les proclamations du gouvernement de Mark Carney en environnement se suivent… et se ressemblent trop. Elles vont même désormais jusqu’à se supplanter, la dernière en lice ayant valu au premier ministre d’être accusé de surpasser son prédécesseur conservateur Stephen Harper au palmarès des reculs climatiques. Le vernis de M. Carney ne cesse de s’effriter, pour révéler non pas celui d’un banquier vert mais de l’or noir.

En quasi catimini, par simple voie de communiqué un vendredi midi, le gouvernement annonçait la publication d’un document de travail proposant une profonde refonte des règles d’évaluation environnementale de grands projets, notamment d’exploitation énergétique. Laquelle, telle qu’elle est proposée, pourrait éviscérer manifestement le régime actuel.

La première réforme Carney — son projet de loi C-5 ayant précipitamment écourté à deux ans le délai d’approbation de projets déclarés d’intérêt national par son gouvernement — ne lui suffit plus. Au nom de l’urgence qu’il y a d’attirer de nouveaux investissements, celui-ci serait réduit à un an tout au plus. Et ce, pour tous les projets soumis à une évaluation environnementale fédérale.

Pour que cet objectif puisse être atteint, cette dernière pourrait être assouplie — en la confiant à la Régie de l’énergie, dont ce n’est pas l’expertise ; en permettant le........

© Le Devoir