« Un recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées » : l’UE donne son feu vert pour enfermer les exilés dans des centres à l’étranger
Les États membres de l’Union européenne, le Parlement et la Commission se sont mis d’accord, lundi 1er juin, sur une loi portée par la droite et l’extrême droite sur les « expulsions des personnes sans papiers ». Le texte autorise la création de centres de détention hors-UE comme la détention des exilés pour une vérification d’identité.
La droite et l’extrême droite européenne jubilent. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy, vice-président du Parti populaire européen (PPE), le premier parti du Parlement, parle même de « révolution (de) la politique européenne ». Le projet législatif de l’Union européenne (UE) sur les « expulsions des personnes sans papiers » a été validé, lundi 1er juin, par les États membres, le Parlement et la Commission, lundi 1er juin.
Le compromis, trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les États membres dans les prochaines semaines. Si certaines dispositions – « hubs de retour », éloignement vers des pays tiers, soutien de Frontex – commenceront à s’appliquer dès l’entrée en vigueur du texte, le reste des mesures devrait être appliqué d’ici les douze prochains mois. Déjà sécuritaire, raciste et autoritaire, la politique migratoire va donc atteindre un nouveau stade, quitte à mettre en péril les derniers droits fondamentaux des exilés.
« L’arsenal juridique répondant à une idéologie xénophobe est complet »
Lors de la mise en place d’une « position de négociations » par les ministres de l’Intérieur des États membres, le 8 décembre dernier, seule l’Espagne s’était opposée au Conseil de l’UE. Symbole de cette escalade : la permission, pour les États qui le souhaitent, d’installer des centres de détention en dehors de l’Europe, afin d’y........
