« Splendeurs du baroque. De Greco à Velazquez » : au musée Jacquemart-André, les maîtres espagnols en majesté
Avec « Splendeurs du baroque. De Greco à Velázquez », le musée Jacquemart-André fait la part belle aux chefs-d’œuvre des maîtres espagnols du siècle d’or. Une exposition à découvrir jusqu’au 2 juillet à Paris.
Dire baroque, c’est le plus souvent penser à l’Italie et, plus particulièrement, à la personnalité singulière du Caravage, baroque en elle-même, tant sa vie répondit à la définition initiale du terme, venant du portugais « barocco », désignant une perle imparfaite, mal taillée… Le baroque n’en est pas moins lié à la contre-réforme catholique dans sa lutte contre l’extension du protestantisme dans une partie de l’Europe, et d’abord bien sûr en Allemagne.
En art, il s’agissait de rendre populaire la vie du Christ, des saints, de Marie, d’illustrer les épisodes marquants de la Bible, comme l’avait voulu le concile de Trente avec ses multiples sessions, de 1545 à 1563. Signe qu’il y avait du pain à bénir sur la planche. D’une certaine manière, c’était aussi ouvrir un champ nouveau pour la liberté d’expression, appelant les artistes à exprimer plus fortement les passions humaines, y compris au travers des figures religieuses.
Les guerres de religion en toile de fond
Au XVIIe, le baroque s’est ainsi étendu à........
