Après l’affaire Le Scouarnec, une mission flash à l’Assemblée contre les crimes sériels et la culture du viol
Comment éviter une nouvelle affaire le Scouarnec ? Une mission transpartisane de l’Assemblée vise à pointer les défaillances systémiques institutionnelles, au moment où Gérald Darmanin veut imposer sa réforme très critiquée d’une justice en accéléré.
299 victimes. Un chirurgien pédocriminel jamais inquiété pendant vingt-cinq ans malgré un signalement du FBI et une condamnation pour détention d’images pédopornographiques, des transmissions judiciaires d’un casier qui tardent, de rares alertes de médecins, un conseil de l’ordre qui ferme les yeux… Le 28 mai 2025, la cour criminelle du Morbihan condamnait Joël Le Scouarnec à 20 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur des centaines de victimes, mineures pour la plupart au moment des faits.
« Ce sont les défaillances institutionnelles qui ont permis à Joël Le Scouarnec d’agir en toute impunité, précise la députée insoumise Gabrielle Cathala. Il n’y a pas de viols sériels sans impunité. » La parlementaire est l’une des quatre co-pilotes avec Annie Vidal, Laure Miller (Renaissance) et Sandrine Rousseau (écologiste) qui ont décidé de lancer une mission flash pour « tirer les conséquences de l’affaire Joël le Scouarnec » afin d’« éviter les crimes sériels ».
« La justice juge des........
