Les femmes âgées, victimes invisibles des violences conjugales
Les femmes de plus de 70 ans représentent une part importante des victimes de féminicides, mais les violences conjugales les frappant sont encore peu documentées. Et elles-mêmes tendent à les minimiser.
En 2025, Nelly, 70 ans, a été tuée par son compagnon, et son corps démembré retrouvé dans une déchetterie. Annie, 73 ans a été battue puis étranglée par son mari. Gilberte, 78 ans, malade, a reçu une balle dans la nuque. Maryse, 87 ans, est tombée sous les balles tirées au fusil de chasse par son époux « ne supportant pas son état de dégénérescence »…
En 2025, Nelly, 70 ans, a été tuée par son compagnon, et son corps démembré retrouvé dans une déchetterie. Annie, 73 ans a été battue puis étranglée par son mari. Gilberte, 78 ans, malade, a reçu une balle dans la nuque. Maryse, 87 ans, est tombée sous les balles tirées au fusil de chasse par son époux « ne supportant pas son état de dégénérescence ».
On parle pourtant peu de ces violences conjugales et féminicides touchant les personnes âgées. Ou alors la presse les évoque sous le prisme du fait divers, le compagnon dépassé voire miséricordieux tuant sa femme « pour éviter qu’elle ne souffre ». Pourtant, l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple révèle qu’en 2024, 26 % des victimes avaient plus de 70 ans. Un pourcentage qui oscille autour de 10 à 20 % depuis 2006.
Dans cette tranche d’âge, les auteurs utilisent plus fréquemment des armes à feu. Ils sont 70 % à se suicider ou tenter de se suicider à la suite de leur acte. Lorsque des informations sont disponibles sur le mobile, la maladie ou le vieillissement de la victime sont souvent mentionnés.
« Mais s’il n’y avait que cela, on devrait avoir des victimes des deux sexes, ce qui n’est pas le cas », remarque Aurélien Langlade, chef de la division de la recherche........
