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Comment des crottes de brebis ou du crottin de chevaux sauvages peuvent modifier un paysage

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05.10.2026

En Europe, les troupeaux d’élevage ont en grande partie remplacé les herbivores sauvages. Ce changement impacte l’ensemble des écosystèmes pâturés.

En Europe, les troupeaux d’élevage ont en grande partie remplacé les herbivores sauvages. Ce changement impacte l’ensemble des écosystèmes pâturés.

Pour le mesurer, une étude a comparé le devenir des déjections de brebis, de chevaux domestiques et de chevaux sauvages sur un même territoire en Lozère.

Pour le mesurer, une étude a comparé le devenir des déjections de brebis, de chevaux domestiques et de chevaux sauvages sur un même territoire en Lozère.

Des insectes bousiers interagissaient avec toutes ces déjections différentes, mais pas de la même façon ni avec les mêmes conséquences pour les écosystèmes.

Des insectes bousiers interagissaient avec toutes ces déjections différentes, mais pas de la même façon ni avec les mêmes conséquences pour les écosystèmes.

Un changement majeur s’est opéré depuis la sédentarisation de l’humain : les paysages européens autrefois pâturés par des ongulés sauvages (aurochs, bison, cheval, élan, etc.) abritent désormais majoritairement des herbivores domestiques voués à l’alimentation humaine. Le fait de soumettre ces herbivores à un contrôle de la reproduction, de l’alimentation et des aspects sanitaires, a modifié de manière fondamentale le fonctionnement d’écosystèmes jadis pâturés par des herbivores libres d’exprimer tous leurs comportements. Cette modification est notable même lorsqu’on fait pâturer des élevages sur de vastes espaces et selon les règles du pastoralisme.

Mais que se passe-t-il alors lorsque les herbivores sont gérés à nouveau plus librement ? Ou lorsqu’on réintroduit des ongulés sauvages ?

Les steppes du Causse Méjean

En France, un endroit est particulièrement propice pour répondre à ces questions. Il s’agit du Causse Méjean, en Lozère, où depuis trente ans, vit une population de chevaux de Przewalski gérée par l’association Takh.

Également appelés takhi, ces chevaux vivaient à l’état sauvage en Asie centrale depuis au moins cinq mille ans avant d’être exclusivement maintenus en parc zoologique entre 1969 et 1992. Mais depuis 1993, 11 individus ont été introduits à des fins de préservation de l’espèce et de l’écosystème steppique de cette partie du parc national des Cévennes, où leurs descendants vivent aujourd’hui de façon autonome. Non loin d’eux, sur le même plateau calcaire qui culmine à 1 250 mètres, pâturent également des brebis depuis plus de mille ans et des chevaux domestiques y sont aussi élevés de manière extensive depuis une vingtaine d’années pour les courses d’endurance.

Cette situation permet donc de comparer aujourd’hui sur un même territoire, l’impact de ces différents groupes d’herbivores sur la biodiversité du Causse........

© The Conversation