De nouvelles analyses d’ADN permettent d’identifier d’autres membres de la funeste expédition Franklin
L’expédition Franklin de 1845, qui visait à franchir le passage du Nord-Ouest, a donné lieu à un drame sans précédent dans l’histoire de l’exploration polaire britannique, avec la disparition des 129 officiers et membres de l’équipage, ainsi que des navires de l’expédition, le HMS Erebus et le HMS Terror. Cette catastrophe a inspiré des romans, des films et des séries télévisées, et a suscité des recherches actives dans plusieurs disciplines.
Des progrès remarquables ont été réalisés ces dernières années, notamment avec la découverte des épaves des deux navires dans un état de conservation étonnant, offrant de grandes perspectives pour comprendre le sort de l’expédition. Des avancées majeures dans l’étude de l’héritage humain de l’expédition ont également été réalisées.
Par une froide journée d’avril 1848, alors qu’ils venaient de quitter l’Erebus et le Terror quelques jours plus tôt, les marins ont établi leur campement près de Victory Point, au nord-ouest de l’île du Roi-Guillaume. Le capitaine Francis Crozier a écrit ces mots : « Et nous partons demain, le 26, pour la rivière Back’s Fish » dans la marge du document le plus important jamais retrouvé de l’expédition Franklin de 1845.
Leur situation était désespérée. Les navires étaient prisonniers des glaces du détroit de Victoria depuis 19 mois, à près de 30 kilomètres de la côte de l’île du Roi-Guillaume.
Neuf officiers, dont John Franklin, le chef de l’expédition, et quinze marins avaient péri. Les réserves de nourriture avaient diminué en quantité comme en valeur nutritionnelle, et bon nombre des 105 survivants souffraient d’un déclin de leur santé physique et mentale.
La décision de tenter un long et périlleux sauvetage, en tirant des traîneaux lourdement chargés vers le sud sur des centaines de kilomètres de glace et de terre, s’est avérée fatale. Les hommes s’étaient engagés sur une voie qui allait les mener vers la mort........
