Vendre un rein pour survivre: l'engrenage infernal des ouvriers au Pakistan, pris au piège par leurs patrons
Vendre un rein pour survivre: l'engrenage infernal des ouvriers au Pakistan, pris au piège par leurs patrons
Bénédicte Le Gall – 25 mars 2026 à 21h55
Dans les briqueteries du pays, un système d'endettement pousse des travailleurs à céder un organe, souvent pour une somme bien inférieure à celle promise.
Temps de lecture: 2 minutes - Repéré sur The Guardian
Vendre l'un de ses reins pour rembourser une énorme dette d'argent serait une pratique de plus en plus répandue au Pakistan, notamment chez les ouvriers des usines fabriquant des briques, indique The Guardian. Le stratagème est souvent le même: les patrons, complices du réseau de trafic d'organes, proposent aux travailleurs démunis une avance sur leur salaire. Une pratique peu répandue dans les autres secteurs.
Mais, rapidement, ce qui semble être un avantage se transforme en piège. «Ces avances en espèces sont rarement écrites, et souvent manipulées par les chefs d'entreprises qui s'en servent comme moyen de contrôle», alerte la Commission nationale des droits de l'homme du Pakistan (NCHR) dans un rapport.
C'est ce qui est arrivé à Shafeeq Masih* en 2024. Il devait 900.000 roupies (environ 2.800 euros) à son employeur, propriétaire d'une briqueterie à Lahore, la deuxième plus grande ville du pays.........
