"Le bioéthanol viticole, une opportunité pour la décarbonation des mobilités"
Nous, sénatrices et sénateurs des régions viticoles, tenons à garantir que la viticulture, et plus précisément le traitement des marcs de raisin et lies issus de la vinification, participent de la transition énergétique en permettant au bioéthanol viticole d’être retenu parmi les biocarburants à valoriser. Nous réaffirmons avec force que l’incorporation de ces biocarburants d’origine viticole via un sous-objectif dans le mécanisme d’incitation à la réduction de l’intensité carbone des carburants est indispensable pour éviter de laisser les vignerons sans solution face à leurs obligations de valorisation des marcs et lies de raisin, mais aussi pour en limiter l’épandage et, partant, la pollution des sols et des nappes phréatiques. Ce modèle d’économie circulaire ancré dans l’ensemble des territoires français doit perdurer.
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À ce jour, les distilleries vinicoles collectent et dépolluent en effet quelque 850 000 tonnes de marcs de raisin et 1,4 million d’hectolitres de lie de vin, qu’elles transforment, par un processus d’économie circulaire, en biocarburants avancés, en engrais, en alcool industriel ou encore en huile de pépins de raisin. Nous ne pouvons nous priver de cet atout pour engager la décarbonation de la mobilité. Aux côtés des biocarburants avancés et du biogaz, le bioéthanol viticole a un rôle à jouer, offrant ainsi des débouchés pour valoriser les sous-produits de la vigne du vignoble français en faisant des résidus une ressource utile pour sortir des énergies fossiles, tout en........
