Mon père est mort, et ça s’est passé comme ça, par Martine Delvaux
Au cours des six derniers mois, j’ai accompagné mon père. Il était en fin de vie, installé dans une unité de soins palliatifs, jusqu’au moment de son transfert dans un CHSLD (l’Ehpad québécois) où il est mort, trois jours plus tard.
En parallèle, je suivais les débats qui avaient lieu en France autour des lois relatives à l’accompagnement et aux soins palliatifs ainsi qu’à l’aide à mourir. Un élément de la loi relative à l’aide à mourir m’a interpellée : toute pression doit être exclue, la personne malade doit faire la demande de façon libre et éclairée. Et si c’était le système de santé lui-même qui exerçait cette pression ?
Pour être claire : le personnel médical qui a fourni des soins à mon père (une majorité de femmes et quelques hommes) a été d’une grande compétence et d’une présence à la hauteur de ce qui était possible dans les circonstances. Ce que je souhaite dénoncer, ici, c’est l’écran derrière lequel nombre d’intervenants se sont cachés, répondant à mes questions et à mes oppositions : «On n’y peut rien, c’est le système !»
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