Guillaume Erner raconte ses années dans la mode : «Que je travaille dans le Sentier a été une sorte d’anomalie»
Longtemps, Guillaume Erner s’est levé de bonne heure, avant même de prendre les rênes de la matinale de France Culture qu’il anime depuis onze ans. L’aube avait alors une autre saveur, moins livresque, mais plus bling. Difficile d’imaginer le docteur en sociologie, un temps prof à Sciences-Po, et aujourd’hui journaliste, s’affairant dans sa «vie 1», passée dans le Sentier, royaume parisien de la confection, où il a œuvré en tant que directeur du développement de La City. La marque eut son heure de gloire dans les années 90, portée par des femmes actives très urbaines qui se rêvaient en Melanie Griffith version Working Girl.
Guillaume Erner, 58 ans, a passé dix ans dans ce quartier de la sape qu’il ne pensait pas voir un jour disparaître. C’était sans compter l’apparition du géant de l’habillement, Zara, qui a tout balayé sur son passage, et participéà la chute de ce pan de la mode française et grand public d’où ont émergé Kookaï, Naf Naf, Morgan, ou encore Blanc Bleu.
Dans Schmattès («fringues» en yiddish), récit à la fois biographique et sociologique, il d
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