Le mur hypothécaire arrive: pourquoi le vrai risque n’est plus le taux
Un texte de Jean-Pascal Blangez, courtier hypothécaire
Au Canada, près de 60% des prêts hypothécaires devront être renouvelés entre 2025 et 2027, dans un environnement où les taux ont plus que doublé depuis leur creux pandémique.
Pendant plus d’une décennie, devenir propriétaire — particulièrement au Québec — s’est fait dans un environnement presque idéal. Les taux d’intérêt historiquement bas, l’accès facile au crédit et la croissance soutenue des prix immobiliers ont contribué à banaliser le risque hypothécaire. Le coût de l’argent était si faible que la structure de la dette importait peu.
Mais ce cycle est terminé.
Depuis mars 2022, la Banque du Canada a relevé son taux directeur de 0,25% à 5%, dans l’un des resserrements monétaires les plus rapides de l’histoire récente. Malgré un ralentissement de l’inflation autour de la cible, celle-ci demeure sensible aux chocs externes, notamment liés à l’énergie.
Et c’est précisément ce qui rend le contexte actuel plus complexe.
Un répit trompeur sur les taux
Le récent cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a brièvement fait reculer les rendements obligataires canadiens, notamment sur les échéances de cinq ans — un indicateur clé pour les taux hypothécaires fixes.
À première vue, le signal est encourageant, mais il est fragile.
Les tensions........
