La cybersécurité du futur se bâtit au Québec
Un texte de Michel Bourque, PDG de Cyberdefense AI
LES IDÉES DES AFFAIRES. Le 29 novembre dernier, un événement majeur de cybersécurité est passé presque inaperçu. Dans le milieu spécialisé, on a parlé d’un « bordel informatique », selon l’expression de la French Connection, le noyau dur du Hackfest. L’expression n’avait rien d’exagéré.
Imaginez une immense banque mondiale de propriété intellectuelle. Des millions de plateformes appartenant à presque toutes les entreprises technologiques de la nouvelle économie : pensez à un nom et vous avez probablement raison. Un jour, des rôdeurs trouvent une porte dérobée. Puis une allée entière. Personne ne surveille. Personne ne voit rien. Les intrus portent l’uniforme de la maison. Ils circulent librement. Leur mission est simple : voler la propriété intellectuelle, tout mémoriser sans laisser de traces. Ils ont tout le temps du monde.
Jusqu’à ce que quelqu’un, par hasard, remarque un va-et-vient anormal.
L’alerte est donnée. Panique contrôlée. Les équipes de sécurité improvisent. Les portes sont enfin repérées, surveillées, puis fermées. Entre-temps, des milliers d’autres attaquants tentent leur chance. Parce que lorsqu’une brèche devient publique, il y a toujours des retardataires.
Le nom de l’incident ? REACT 2 Shell. L’ampleur ? 55 millions de plateformes touchées. Les attaquants ? Plus de 300 groupes criminels, liés à une cellule chinoise d’espionnage.
Et les géants technologiques ?........
