Un bon PDG se reconnaît aussi à sa succession
EXPERT INVITÉ. Si vous suivez mes blogues depuis quelques années, vous avez probablement remarqué l’importance que j’accorde à la qualité des dirigeants d’une entreprise. Pour moi, ils sont un élément essentiel du succès boursier d’une société.
Au cours des derniers mois, vous avez sans doute constaté un nombre important d’annonces de départs de PDG. Je pense, entre autres, à Tim Cook (Apple), Shantanu Narayen (Adobe), Doug McMillon (Walmart), James Quincey (Coca-Cola), François Boulanger (CGI) et Michael Rousseau (Air Canada).
Les dirigeants d’entreprise n’ont pas eu la tâche facile ces dernières années. Il y a six ans, ils ont dû traverser la crise de la COVID-19. Les défis opérationnels et logistiques ont duré plusieurs mois. Ensuite, ils ont dû gérer un environnement inflationniste. Peu de temps après, ils ont fait face à la crise des tarifs et plus récemment aux bouleversements importants créés par l’IA. McMillon et Quincey ont d’ailleurs publiquement mentionné l’IA comme un facteur clé ayant motivé leur départ. Dans ce contexte, je crois qu’il est normal de constater un nombre de départs plus important, car les dirigeants préfèrent probablement céder leur place à des leaders plus jeunes capables de mener à bien les prochaines étapes de leur transformation.
Pour moi, la façon dont une entreprise planifie la succession de ses employés clés est importante. Je classe les stratégies de succession de trois manières : la stratégie publique, la stratégie privée et l’absence de stratégie.
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