La tentation de la violence : pourquoi une partie de la jeunesse regarde vers LFI
Depuis la mort de Quentin Deranque, la violence politique est venue s’ajouter à la liste des reproches faits à LFI et, en réalité, aux raisons qui font de ce mouvement un véritable épouvantail pour une partie croissante de la population. Toutefois, force est de constater que Jean-Luc Mélenchon n’en finit plus de remplir les salles dans lesquelles les jeunes sont nombreux. De fait, Rima Hassan remplit les amphis d’étudiants qui ne semblent dérangés ni par ses saillies antisémites, ni par sa violence.
Concernant l’antisémitisme, cela tient d’abord au fait que cette jeunesse est convaincue qu’il n’y a rien d’antisémite dans les propos de ces agitateurs politiques. En effet, pour eux, l’antisémitisme relève d’un racisme et renvoie à l’extrême droite. De fait, un juif qui « se convertit » à l’antisionisme peut ainsi échapper à la vindicte, comme quand un juif devenait chrétien pour échapper à l’Inquisition.
Mais cette absence de racisme ne les empêche aucunement d’adhérer à une haine antijuifs – que je nommerais politique – celle qui anime l’extrême gauche depuis que l’URSS a vu dans l’antisionisme le moyen de recycler cette haine multiséculaire qui n’attendait que cela. Cette jeunesse est donc indifférente car, ignorante ou presque, elle est incapable de voir qu’elle réinvestit de vieux poncifs et tropes antijuifs, persuadée que ce sont les juifs, devenus « les sionistes colonialistes », les racistes et les « super blancs ».
Plus enclins à la violence que leurs aînés
Après avoir été victimes, ils auraient en effet aujourd’hui fait le choix, en affirmant être des sujets politiques autonomes, de se ranger du côté des dominants. Une haine antijuifs........
