menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Chronique|La honte Jean-François Nadeau

35 0
19.04.2026

« La première fois que j’ai vu des clochards, c’est quand je suis arrivée à Paris. Il n’y en avait pas à Montréal. » C’est ce qu’a affirmé dans une entrevue, le plus sérieusement du monde, la pianiste montréalaise Hélène Mercier-Arnault.

La scène se déroule en France, sur les ondes de RTL, un des grands médias radiophoniques privés du pays. La pianiste vient y faire la promotion d’un nouveau disque. Ce passage de son entretien avait été délicatement coupé avant diffusion. Il a tout de même refait surface, relayé ensuite par plusieurs médias. Depuis, Hélène Mercier-Arnault clame qu’elle a été mal comprise.

Que faut-il comprendre alors de cet entretien tronqué avant d’être diffusé lorsqu’elle y précisait ceci : « Ce que je vais vous dire va peut-être vous choquer. Les SDF [les sans domicile fixe], j’y pense pas tous les jours. »

À vrai dire, pourquoi y penserait-elle, puisque l’itinérance, selon elle, relève d’un « choix de vie, avec des gens qui ont décidé de lâcher la société. C’est un retrait du monde ».

Devant pareil phénomène, il n’y a donc qu’à battre en retraite. Chacun pour soi et à chacun ses choix. La pianiste Hélène Mercier-Arnault, elle, a choisi de vivre dans la soie. Il faut dire qu’en se mariant avec Bernard Arnault, elle n’a pas épousé exactement un gueux. Monsieur règne sur le groupe LVMH, la grande enseigne mondiale de l’ultraluxe. Au creux de sa main se trouvent des marques comme Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Fendi, Bulgari, Sephora, Dom........

© Le Devoir