Il faut écouter la voix des femmes
L’écrivaine Martine Delvaux revient sur quelques sorties récentes qui montrent à quel point selon elle le droit de parole n’est pas le même pour tous.
« Ton belliqueux et méprisant. » « Tactique d’intimidation. » « Mal élevée. » « Elle joue les gros bras. » « Elle est donc ben fâchée ! » « Elle manque de courtoisie. » « Elle devrait s’excuser ! »
Un peu plus et on renvoyait la présidente de la FTQ, Magali Picard, dans sa chambre, comme une petite fille. Son écart de conduite ? Avoir tenu tête au ministre du Travail, Jean Boulet. Avoir refusé la langue de bois d’usage en politique. Avoir choisi d’appeler un chat un chat.
En novembre, « l’affaire Magali Picard » a suscité une avalanche de réactions, du président d’assemblée pendant la commission parlementaire jusqu’aux chefs de parti en passant par d’ex-politiciens et politiciennes et des journalistes…
On a braqué la caméra sur la manière dont s’était exprimée Magali Picard plutôt que sur ce qu’elle avait dit.
Quelques jours plus tard, après une sortie où il s’était emporté contre les représentants des institutions culturelles, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a été interviewé par Anne-Marie Dussault sur les ondes de Radio-Canada. L’animatrice a montré du doigt le deux........
