Vertueux et opportunistes dans un seul et même bateau
L’économiste et spécialiste des questions environnementales et du marché du carbone Jean Nolet donne ses impressions de la COP30 de Belém, à laquelle il participe
Depuis Belém, dans la zone verte ouverte à la société civile, il est possible de faire le constat que le mouvement pour la lutte contre les changements climatiques est affaibli par des querelles fratricides internes ; une lutte entre groupes partageant un objectif commun, mais étant divisés sur la question des stratégies à adopter pour atteindre les cibles déterminées il y a 10 ans à Paris.
Les divisions ne datent pas d’hier. Il y a 10 ans avait lieu un certain combat entre les tenants des politiques et programmes visant les réductions de gaz à effet de serre (GES) et ceux qui disaient qu’il fallait aussi consacrer de l’énergie et des ressources à l’adaptation aux changements climatiques.
Pour les tenants des réductions de GES, investir dans l’adaptation revenait à reconnaître que les objectifs de réduction des GES n’atteindraient pas leur cible. Depuis, les positions ont bougé. On reconnaît maintenant qu’il faut travailler sur les deux........
