« Mais papa, toutes mes amies sont là-dessus. »
Neuf entrepreneurs, investisseurs et philanthrope québécois du milieu de la technologie s’allient pour demander au gouvernement fédéral de légiférer pour interdire l’accès aux réseaux sociaux avant l’âge de 16 ans, comme cela se fait ailleurs dans le monde.
Les signataires signent au nom de sept autres cosignataires du milieu de la technologie *
Cette phrase, nous l’avons entendue. Chez l’un d’entre nous, elle est revenue un soir, puis un autre, puis encore, portée par une enfant qui venait d’avoir 13 ans. Depuis des mois, la demande est formulée sans provocation, sans crise : ouvrir un compte Instagram. La réponse, elle, est restée ferme. Non.
Alors l’enfant a argumenté. Avec sérieux. Avec logique. Comme on parle à des adultes qui refusent de regarder la réalité en face. Toutes ses amies y sont. Le soir, elles s’écrivent, s’envoient des photos, partagent des blagues qui circulent en ligne et qui, le lendemain, deviennent des éclats de rire dans la cour d’école. Être absente de cet espace, ce n’est pas seulement manquer une application : c’est arrivé après coup dans la conversation, vivre à côté d’un morceau de la vie commune.
Face à ça, nous nous regardons. Et nous restons sans réponse.
Pourtant, nous ne sommes pas naïfs. Nous travaillons en technologie depuis des années. L’un d’entre nous a dirigé une division d’authentification faciale chez Intel, en Californie, la même technologie qui déverrouille aujourd’hui votre téléphone.
Nous........
