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#Velotaf, #surmaroute : les travailleurs à vélo se mobilisent sur Twitter

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20.03.2019

Ils ont choisi le vélo pour se rendre tous les jours au travail et défendent avec passion leur choix sur les réseaux sociaux. Portraits de vélotafeurs, zorros ou bisounours, mais toujours passionnés.

Parmi les 500 000 travailleurs qui déclarent se rendre tous les jours au travail, soit 2 % de la population active, selon une récente étude de l’Insee, certains forment une communauté très active sur les réseaux sociaux, où ils échangent sur leur quotidien de cyclistes.

Les membres de la « vélosphère » s’y donnent des conseils, échangent sur l’intérêt partagé pour ce mode de transport doux et témoignent sous les mots-clés #SurMaRoute, #Velotaf ou #sellefie. Les réseaux sociaux ont aussi pour cette petite communauté une fonction cathartique, où ils peuvent se plaindre des incivilités des autres usagers motorisés et interpeller les pouvoirs publics sur les nécessaires aménagements de la voie publique, notamment sous le hashtag #JeSuisUnDesDeux:

Entre zorros du vélo et promoteur de la petite reine apaisés, portraits de quatre de ces vélotafeurs connectés qui ont choisi de troquer leur voiture ou le métro contre un vélo pour leur trajet jusqu’au bureau. Par militantisme, parfois. Par pragmatisme le plus souvent.

Les vélos séduisent les villes

Type de trajet : urbain, de banlieue à banlieue

Distance parcourue : 35 kilomètres par jour

Compte Twitter : @BilookVT

De lui, le grand public ne connaît que les deux mains, agrippées à un guidon de vélo. Et une voix douce qui commente ce qui se passe sur la route, incivilités des motorisés, ou simplement moments agréables, lors de son trajet domicile-travail.

Bien connu de la vélosphère, « Bilook le cycliste », cadre francilien de 42 ans, est l’inventeur d’un format de vidéos originales, les « daily obs », dans lesquelles il filme, grâce à une caméra embarquée, ses trajets quotidiens entre son logement et son travail.

« L’idée, ce n’est pas de me mettre en scène, explique le cycliste, attaché à rester anonyme. Je cherche à faire des vidéos immersives. Le but, c’est que les gens puissent s’identifier et aient envie d’essayer. »

Bilook a vu naître la « vélosphère » – quelques centaines de personnes actives sur les réseaux sociaux – sur les forums du site Vélotaf, puis sur des groupes Facebook et enfin aujourd’hui sur Twitter. « C’est un outil magique, témoigne-t-il. ça permet pour un cycliste, même s’il n’a que 50 suiveurs, de pouvoir interpeller le maire de sa ville… et d’avoir une réponse ! Le plus intéressant dans la vélosphère, c’est quand elle transpire sur l’extérieur. »

S’il est prosélyte, Bilook ne fait pas partie des plus véhéments des membres de la communauté, nombreux à dénoncer, photos et vidéos à l’appui, les incivilités des autres usagers de la route. Certains n’hésitent pas à coller des autocollants ou à écrire des messages au stylo blanc effaçable sur les voitures garées sur des pistes cyclables. « Moi, je ne sais pas faire ça, précise Bilook. Mais il est vrai que depuis que les vélos sont plus nombreux en ville, il y a un bashing grandissant des cyclistes en ville. »

Type de trajet : urbain, de banlieue à Paris

Distance parcourue : 40 kilomètres par jour

Compte Twitter : @AupresDeMaSelle

« Le matin, ça réveille. Le soir, ça décompresse ! » Pour Julie, 39 ans, le vélo c’est « comme un virus ». Depuis Saint-Denis jusqu’au 16e arrondissement où elle travaille, cette ancienne Strasbourgeoise parcourt chaque jour 40 kilomètres. « Toutes les semaines, je rencontre de nouvelles personnes sur mon trajet », raconte la technicienne vélo, très active sur Twitter.

Elle est notamment à l’origine du mot-clé #sellefie, qui regroupe tous les messages des vélotafeurs se prenant en photo sur leur vélo. « C’est........

© La Croix