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Alors que l’on s’inquiète d’une IA susceptible d’échapper à ses créateurs, notre chroniqueur Frédéric Boyer rêve d’une IA qui, elle, aurait « le souci des créatures ».

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L’IA, notre créature, et la Création

Il va falloir faire avec l’intelligence artificielle… Ou sans. Ou autrement. Je viens de lire un entretien du cinéaste Antonin Baudry (La Bataille De Gaulle), qui a le culot d’affirmer que l’Europe devrait s’opposer à l’IA. Elle affirmerait ainsi son désir de civilisation humaine.

Nous savons que de nombreux chercheurs lancent un cri d’alerte, certains sincères et d’autres avec des arrière-pensées économiques, dans un univers ultra-concurrentiel. Mais l’IA, c’est nous. Un formidable miroir de notre prouesse et de notre audace, avec le risque avéré de nous voir traverser le miroir, et tomber dans un monde parallèle dominé par une super intelligence aux multiples occurrences et sans possibilité de retour.

La prétention du docteur Frankenstein

Le pape Léon XIV, dans sa première encyclique, a alerté sur les risques éthiques en appelant à « désarmer » l’intelligence artificielle pour éviter qu’elle ne « domine l’humain ». Certains scientifiques prétendent au contraire que c’est sous-estimer la capacité avec laquelle les humains pourront en garder le........

© La Croix