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Relocalisations industrielles : ces acheteurs qui font (ou défont) le « Made in France »

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Les relocalisations d’entreprises sont souhaitées par les pouvoirs publics et une partie des consommateurs. Si leurs motivations sont variées, les dirigeants des entreprises ne doivent pas oublier un relais indispensable dans cette stratégie : les acheteurs professionnels. Et selon les cas, ce ne sont pas les mêmes profils qui seront les plus à même de mener à bien ces projets délicats.

Coca-Cola, un acteur local ! Dans une récente communication, l’entreprise détaille avec précision les spécificités de sa production mettant en avant son ancrage territorial. Cela n’est pas anodin, et correspond à une véritable tendance. Au-delà d’une stratégie industrielle, la relocalisation de la production est devenue désormais un récit adopté par les organisations.

Cette stratégie répond à plusieurs attentes : regain recherché de souveraineté des gouvernements, politiques publiques de soutien à l’industrie nationale (à l’image de France 2030), recherche par les consommateurs de produits issus de circuits courts, et pressions post-Covid sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement. Au sein de ces chaînes, un acteur demeure souvent invisible, alors même qu’il joue un rôle stratégique dans cette politique de relocalisation : l’acheteur professionnel dans l’industrie. Il sélectionne et pilote les relations fournisseurs, arbitre entre coûts, risques et délais et, enfin, coordonne les parties prenantes internes pour rendre une relocalisation faisable.

Pour ces raisons, nous avons mené une étude sur le rôle joué par les acheteurs dans les décisions de relocalisations. Longtemps vu comme un simple « cost-killer », il occupe aujourd’hui un rôle stratégique, au croisement des enjeux économiques, environnementaux et industriels. Comment les acheteurs, au travers de leurs valeurs et postures, influencent-ils la réussite (ou l’échec) des........

© The Conversation