« Restez au frais » : voici pourquoi les conseils de la Santé publique lors des canicules ne sont pas toujours réalistes
« Restez au frais ! » Cette injonction, faite par les différents organismes de santé publique en période de chaleur extrême et répercutée à satiété dans les médias, devrait tenir compte du fait que tous ne peuvent pas aussi rapidement la respecter.
Comme c’est souvent le cas au début de chaque période estivale, les alertes à la chaleur extrême se multiplient. Et, face aux risques sanitaires, nombreuses sont les recommandations diffusées par différents organismes de santé publique. Ces recommandations ont bien évidemment lieu d’être. Cependant, on peut s’interroger sur ce qu’elles masquent du point de vue sociologique. À commencer par l’une des recommandations centrales faite par plusieurs organismes de santé publique et reprise partout dans les médias : « restez au frais » !
Il suffit de voir les recommandations en vigueur : que ce soit par Santé Canada, par la Croix-Rouge, par la santé publique de villes telles Ottawa, ou les gouvernements provinciaux comme ceux de l’Ontario et du Québec. Même chose un peu partout dans le monde, par exemple en France.
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Tel que précisé dans les consignes du gouvernement du Québec pour les situations d’urgence, « des avertissements de chaleur sont diffusés par Environnement Canada lorsque l’on prévoit que l’une des conditions suivantes durera pendant au moins une heure : une température de 30 °C ou plus et un indice humidex de 40 ou plus ; une température de 40 °C ou plus ».
La chaleur extrême serait responsable d’environ cinq millions de décès par an dans le monde.
Comme chercheur en sciences de la communication dans le domaine de la santé, je m’intéresse depuis plusieurs années à la manière dont les problèmes sociaux et publics sont construits, en particulier les problèmes dits de santé publique, et le sens que ceux-ci revêtent dans les discours publics.
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