Pourquoi aime-t-on autant se construire des cabanes quand on est enfant?
Pourquoi aime-t-on autant se construire des cabanes quand on est enfant?
Que nous disent les cabanes des imaginaires de l'enfance et comment permettent-elles aux plus jeunes de se sentir petit à petit dans la nature comme chez eux?
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Les cabanes invitent à la rêverie. Elles fascinent, stimulent les architectes et les artistes, de la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Festival des cabanes des sources du lac d'Annecy. Elles convoquent l'imaginaire d'un «habiter» plus proche de la nature.
Ce sont également des territoires emblématiques de l'enfance. Qui n'a pas un jour construit une cabane? Dominique Bachelart, chercheuse en sciences de l'éducation, souligne la richesse de ces constructions: «Que ce soit une hutte sommaire en branchages, un creux dans un arbre, un refuge loin des habitations, le terme générique de cabane désigne l'espace dans lequel on s'abrite.»
Des travaux en anthropologie retracent leur essor à des fins pédagogiques. Les mouvements d'éducation populaire qui se déploient au début du XXe siècle s'appuient sur les abris de loisirs pour mettre en œuvre leurs actions éducatives. Il s'agit par exemple d'apprendre aux jeunes à vivre en collectif. Les mouvements de scoutisme transmettent notamment l'art du froissartage, c'est-à-dire des techniques pour assembler des morceaux de bois avec de la corde afin de construire du mobilier (table, vaisselier, cabane dans les arbres).
Plus généralement, les cabanes sont des territoires que les enfants aménagent de façon autonome, selon leurs préférences et leurs capacités d'action. Ce sont ces constructions que j'ai étudiées en préparant ma thèse en géographie: «Cabanes, jeux et imaginaires: des territoires des enfants aux valeurs de la nature».
En quoi permettent-elles aux enfants de construire des liens d'attachement avec la nature, voire de s'y sentir petit à petit comme chez soi, même si c'est de façon éphémère?
La cabane comme........
