article gratuit Choc pétrolier: l’art délicat de choisir ses combats
EXPERT INVITÉ. La guerre en Iran, en perturbant les marchés de l’énergie et les chaînes logistiques, amène les banques centrales devant l’un des dilemmes les plus complexes de la politique monétaire : un choc d’offre.
Un choc d’offre est un événement qui réduit la capacité de l’économie à produire ou à livrer des biens et services, ou qui augmente brusquement le coût des intrants (énergie, transport, assurance). Le résultat est une augmentation des prix, tandis que la croissance ralentit.
Ceci fait contraste à une économie en surchauffe, où la demande est trop vigoureuse, amenant une accélération de la croissance et de l’inflation. Dans ce cas-ci, les banques centrales peuvent refroidir la demande en haussant les taux d’intérêt. Ce levier est bien moins efficace en période de choc d’offre : il ne permet pas de produire davantage de pétrole ou de rouvrir le détroit d’Ormuz.
Le choc énergétique de 2026 se distingue donc de celui de 2022. L’inflation résultait alors d’une tempête parfaite : politiques monétaires et fiscales ultra‑accommodantes post‑pandémie, pénurie de travailleurs et hausse des salaires, sans oublier un choc massif sur l’ensemble des matières premières après l’invasion de l’Ukraine. La hausse........
