L’erreur persistante du « vote musulman » en Occident
On ne gagne rien à homogénéiser le « vote musulman » en France. Il est aussi pluriel dans ses raisons que le sont les illusions qu’on projette sur lui. Mais il faut en parler. Briser le tabou des statistiques interdites, accepter de regarder ce phénomène en face, même si le terrain est risqué. Sinon, le vote musulman continuera d’exister derrière l’écran du déni, se consolidera comme ancrage et comme contrepoids à la République. Il est déjà là, il suffit d’ouvrir les yeux. Certains y réussissent des braconnages politiques.
De quoi s’agit-il ? On pourrait l’appeler « vote musulman », mais ce n’est pas une catégorie seulement religieuse, c’est aussi une construction politique. Ce n’est pas le vote de tous les musulmans, mais l’usage d’une appartenance supposée – croyance, origine, quartier – comme bloc électoral. Derrière le « communautaire » sublimé et surinvesti, derrière le « survote » à gauche (longtemps PS, aujourd’hui LFI), il y a les raisons économiques, la pauvreté, les déséquilibres territoriaux.
Mais il y a aussi ce fait........
