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Kamel Daoud – Pourquoi une gauche mondiale préfère Khamenei vivant, à l’Iran libre ?

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02.03.2026

Toute une nuit passée à surveiller la seule actualité qui vaille pour le moment. Le reste du monde garde ses tragédies, certes, mais c’est bien la mort (ou non) de Khamenei qui importa toute une journée, parce que la disparition du Guide a du sens partout.

D’abord pour les Iraniens et les Iraniennes, qui ont rêvé de ce moment pendant des décennies et qui l’ont payé d’avance de leur sang, de leurs années de jeunesse, de leurs enfants. Ils le payent encore aujourd’hui et demain à gérer cette théocratie et ses conséquences. Pour eux, la mort du mollah en chef marque le début d’un pays qui reviendra aux siens. De l’Iran qui désirera redevenir la Perse.

Ensuite, pour ceux qui vivent sous d’autres dictatures ou ont été chassés de chez eux par elle. Ceux qui ont fui, nus et appauvris par l’exil, leurs propres « mollahs » sunnites, l’islamisme en conquête, les guerres civiles menées au nom d’Allah et au prénom de ceux qui se prennent pour lui. Pour ces peuples‑là aussi, ce décès signifie quelque chose, réactive le rêve.

La mort de Khamenei et la théocratie qui chancelle ont encore un sens dans le reste du monde dit « arabe et musulman ». Elles ont du sens face à la vague islamiste mondiale nourrie par les contritions occidentales et par ces idiots utiles qui pullulent en démocratie faute de vivre, d’apprendre des métiers décents et de gagner leur vie sans cultiver les rancunes de classes.

L’énorme planète des « assimilés » aux mollahs

La République islamique, fossoyeuse de la........

© Le Point