Kamel Daoud – Monologue du politique français pro-Mollah
Écoutons la tête d’un courtier du communautaire pour devenir un chef ou un intello de la contrition en France :
« Pourquoi je suis pour les mollahs et contre les attaques américaines en Iran, alors que je vis en France, dans un pays libre, laïc, démocratique – jusqu’à pouvoir gifler un président sans être dissous dans l’acide par ses polices secrètes ? » Ma réponse : parce que c’est compliqué quand on gagne sa vie à faire le commerce de fruits exotiques.
Si je soutiens les mollahs contre les Iraniens qui meurent, se relèvent, continuent de protester contre leur dictature, c’est parce qu’il y a un lien entre ma carrière politique, ici en France, et le mollah. Lequel, à quatre mille deux cents kilomètres ? L’histoire. Voici comment : le mollah, c’est l’islamiste. C’est-à-dire le musulman. C’est faux, n’est-ce pas, d’après ce que l’on dit ? Mais ce n’est pas une raison pour que cela ne soit pas vrai. Il suffit de le faire croire. C’est mon métier. Je le leur répète, à mes électeurs en France.
Car si je soutiens les frappes de Trump, c’est que je suis pro-américain, pro-israélien et pro-juifs, sinon un juif. Le mollah étant musulman, le condamner, c’est condamner mes musulmans. En quoi cela me concerne-t-il, moi, dans mon Paris sous la tête et qui confond keffieh et révolution ? Parce que le musulman est mon électeur en France. Ma seule armée de défavorisés, d’exclus, de gens qui n’ont pas où aller, ni vers où revenir – sauf le........
