Réhabiliter les remises de prix à l’école, quelle bonne idée !
Le maître ou la maîtresse d’autrefois gérait un système d’honneurs et de récompenses qui permettaient de distinguer les élèves en fonction de leur implication et de leurs résultats. Très souvent, un livre personnifiait ces distinctions. Des ouvrages de contes et comptines dans les petites classes. Des volumes plus conséquents dans l’enseignement secondaire.
Pendant des décennies, La Cité antique, signée Fustel de Coulanges et publiée en 1864, a figuré en bonne place parmi les livres de prix distribués chaque année dans les lycées de la République. Une actualisation de la liste de titres est certainement possible, ce qui n’enlève rien, soit dit en passant, à cette œuvre majeure.
Jusque dans les années 1960, les prix faisaient l’objet d’un cérémonial ritualisé de distribution à la fin de l’année. C’était un événement important mobilisant l’ensemble de ce que l’on ne baptisait pas encore la communauté........
