Créer un autre modèle de « villes nouvelles », quelle bonne idée !
Et si, au lieu de tenter de rafistoler sans fin des métropoles saturées, on décidait tout simplement… d’en créer d’autres ? L’idée va sembler surannée et technocratique. Elle fleure bon les grandes heures de l’aménagement directif du territoire, prédécentralisation, dans les années 1960-1970. Et les noms de la dizaine de villes nouvelles sorties, à cette époque, de terre, ne résonnent pas forcément au plus haut des représentations urbaines. Reste que Cergy-Pontoise, Évry-Courcouronnes, Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines, Val-de-Reuil ou L’Isle-d’Abeau ont fini par trouver leur place dans les réalités du pays, avec une certaine efficacité. Elles ont été adoptées par leurs habitants.
Envisager une nouvelle politique de « villes nouvelles », cela pourrait bien constituer une réponse audacieuse – et étonnamment moderne – aux défis contemporains. Car les problèmes, typiquement urbains, s’accumulent : pénurie et coût du logement, congestion des transports, artificialisation des sols mal maîtrisée, fractures territoriales grandissantes. Des prix qui flambent, des trajets qui s’allongent, et une qualité........
