Pour l’amour de l’Europe, il faut que Viktor Orbán soit vaincu
Dimanche prochain, 12 avril, c’est élection nationale en Hongrie.
Viktor Orbán, Premier ministre depuis quinze ans, aspire à sa propre succession.
J’espère que ce ne sera pas le cas.
Parce que la Hongrie de Viktor Orbán est devenue une démocratie illibérale, rongée par la corruption, où l’on a affaibli les contre-pouvoirs, domestiqué la justice, discipliné la presse et où l’on fait des migrants les responsables de tous les maux.
Parce que Viktor Orbán a non seulement mis en pratique, mais théorisé cet « illibéralisme » qui est une entreprise de dévitalisation vidant la démocratie de son esprit et n’en gardant que le décor.
Parce que Viktor Orbán est l’ami ou le modèle de ce qu’il y a de plus antieuropéen aux États-Unis (J. D. Vance) et en France (Marine Le Pen).
Parce qu’il est le seul Européen à avoir noué avec Vladimir Poutine une relation de complaisance obstinée, une proximité, non seulement tactique, mais symbolique – il a fait de la Hongrie la brèche, la fêlure par où l’influence russe s’infiltre dans le reste du continent.
Il faut que Viktor Orbán soit vaincu parce qu’il a, dans la guerre de longue durée que la Russie livre à l’Europe, préféré les calculs énergétiques aux solidarités historiques, les........
