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Avantage à la patience

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07.01.2026

À pareille date l’an dernier, je décrivais un environnement financier marqué par une incertitude exceptionnelle, où prudence et discipline s’imposaient sans pour autant céder à l’inaction. Après une année 2024 exceptionnelle, marquée par des rendements qui avaient pris de court les plus pessimistes, la tentation était grande de voir dans la suite soit une prolongation de l’euphorie, soit un retour brutal à la réalité. L’enjeu n’était pas tant de prédire quand aurait lieu le choc, mais d’accepter un environnement plus incertain, plus concentré et potentiellement plus volatil. Un contexte où la discipline, la diversification et l’humilité sont importantes.

Avec le recul, 2025 n’a ni confirmé les scénarios catastrophes ni offert le même refrain que l’année précédente. Les marchés ont continué de monter de manière résiliente, dans un climat politique et géopolitique extrêmement chargé. On a observé une correction de nombreux marchés au début d’avril, avec des indices en recul de plus de 10 %. Les craintes entourant la concentration des marchés, le rôle des taux d’intérêt plus élevés et les tensions internationales ne se sont pas dissipées, mais elles ne se sont pas non plus matérialisées sous la forme d’un « bear market ». Morgan Housel écrit, dans Same as Ever, que les marchés montent à long terme parce qu’ils survivent à des corrections constantes, et non parce qu’ils les évitent.

L’histoire montre que ce sont précisément ces phases de........

© Le Devoir