Ce que penserait l’écrivain autrichien Robert Musil du président Trump
Alors que nous préparons notre retour aux activités de la rentrée, peu importe notre statut dans l’espace social, plusieurs d’entre nous faisons de la lecture notre profession ou notre passion. C’est à ce titre que j’ai pensé faire part au lectorat exigeant du Devoir d’un petit livre (en nombre de pages), mais d’une extrême condensation cognitive : La passion de l’exactitude. Robert Musil et la philosophie (Hors d’atteinte, 2024).
Lorsqu’on porte attention aux grands écrivains de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe, on choisit d’abord Le monde d’hier, de Stefan Zweig, à la tête des grandes œuvres de cette époque de gloire et de déchéance (traversée par deux guerres mondiales). C’est probablement l’exigence analytique imposée par les textes de Musil qui est la cause d’un tel choix : ce petit livre de 65 pages n’évite pas cette complexité, mais son éditrice, Florence Vatan, donne à Jacques Bouveresse la possibilité d’une relecture inédite et très accessible de Musil.
La chose est d’autant plus étonnante que Bouveresse est l’un des philosophes français les plus difficiles à lire quand il s’agit de ses propres livres, mais devient à la fois translucide et transparent lorsqu’il aborde l’écriture de Musil. Spécialiste chevronné de la philosophie des sciences, Bouveresse a été un admirateur de Musil, tant le romancier que l’essayiste, qui avait délaissé une carrière universitaire de philosophe pour se livrer, corps et âme, à la littérature.
Le parallèle que je propose avec la puissance de l’empereur Donald Trump........
