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Éditorial | L’aide médicale à mourir et l’insurmontable consensus

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06.05.2026

Les années s’écoulent, les réflexions se suivent, mais le consensus social d’acceptabilité ayant entouré les avancées successives encadrant l’aide médicale à mourir n’émerge toujours pas pour les personnes atteintes d’un trouble mental qui souhaiteraient, sur la base de ce seul grave et délicat critère, avoir accès elles aussi à cette fin de vie. Et le temps qui passe n’y change à peu près rien. Psychiatres, citoyens et provinces canadiennes demeurent tout aussi partagés. Des divergences qui, tant qu’elles perdureront, poseront un infranchissable frein au cheminement de ce débat de société qui ne peut se poursuivre que dans l’assentiment social.

Nulle discussion n’est plus épineuse que celle-ci. Au paternalisme médical dénoncé par certains s’oppose une autonomie médicale réclamée par d’autres, mais sur laquelle les avis d’experts en psychiatrie demeurent divergents. À toute la délicatesse entourant un tel choix de fin de vie se greffe l’inouïe complexité des troubles mentaux.

Or, pour plusieurs, les mémoires et les témoignages présentés au comité mixte de sénateurs et de députés qui s’est penché sur cette suite possible à l’accès à l’aide médicale à mourir (AMM), prévue pour mars 2027, auraient somme toute pu se résumer à du copier-coller des représentations faites devant le même comité il y a trois ans. Le........

© Le Devoir