Jours d’hiver
Ah ! Comme la neige a neigé ! Les vitres de l’auto sont un champ de givre que je laboure à grands coups de grattoir. Et tous les étangs gisent gelés ? La belle affaire ! « Skate, skate, patine !… » comme disait coach Mercier dans Lance et compte.
Au parc municipal, le joyeux crissement des lames mêlé au choc sonore des pucks percutant la bande montait des patinoires extérieures. La porte qui grince, la chaude atmosphère de coude-à-coude du vestiaire. Avec des jeunes assez grands pour attacher leurs patins tout seuls, qu’est-ce que je pourrais bien demander de plus pour faire mon bonheur ?
Le Canadien au cinquième rang du classement général, talonnant les Hurricanes en tête de l’Association de l’Est ? Coche. La Flanelle qui bat les champions de la Coupe Stanley grâce à deux buts de Suzuki, dont un en prolongation ? Coche.
D’épiques matchs de football pour égayer les longues soirées, avec des Seahawks qui marquent trois convertis de deux points d’affilée pour finir par coiffer les Rams en temps supplémentaire ? Des Bears qui réussissent leur botté court et qui, rendus en prolongation, terrassent l’atavique rival du Wisconsin à l’aide d’une bombe dans les buts ? Et que dire de ce Steelers-Ravens sans lendemain où ses deux futurs membres du Temple de la renommée s’échangent des paires de touchés sur de longues passes au quatrième quart, avant de voir une transformation foireuse et un placement raté de 44 verges décider de l’issue du match ? Péripéties « à la mesure de nerfs de géants », comme disait ce cher........
